mercredi 29 janvier 2014

Alunissons ou les paradoxes des serrages d'accord

Et la lune n'a rien à voir à l'affaire, il s'agit d'une économie de mots pour dire "à l'unisson". Il est clair qu'avec l'augmentation de quasiment tout (âge, impôts, poids, population, nombre de notes jouées depuis l'invention de la musique, ...), nous avons tout intérêt à réduire si possible le nombre de mots prononcés, surtout lorsqu'il n'y a aucune incidence sur ce qui est entendu. Nous avons donc convenu de dire "alunissons" pour dire que tout le monde chante la même note.

Et c'est là que les ennuis commencent. Car qui dit même note ne dit pas forcément même fréquence. Oui, une note, disons la par exemple peut être jouée sur plusieurs octaves. Elle peut donc être jouée sur  plusieurs fréquences (principale car en fait il y en a d'autres).  440 Hz est la plus connue mais il y a aussi 220 ou 110 (et non pas de Volts - mais qui m'a mis un orchestre pareil).

Alors voici l'expérience, mettez des hommes et des femmes ensemble.

Demandez leurs de chanter alunissons, il chanteront sur des octaves différentes mais l'oreille va remanier tout ces sons pour entendre la même octave. Du coup des accords éclatés (H : Re-La F: Fa-Do) seront entendus comme des accords serrés (Ré-Fa-La-Do). Expérience à faire à la maison, c'est ce que nous appellerons le serrage d'accord.


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